dimanche 11 janvier 2015

    

16/04/2013

Trois robots de grande taille à construire et à programmer : Troisième robot "Spider" (Première partie)

Nous commençons cette fois la description du troisième et dernier de nos robots : Spider, l’araignée à 6 pattes ! Dans cette partie, nous décrirons pas à pas la mécanique et le montage du robot et nous vous renvoyons à la suivante pour la présentation complète du logiciel.


Dans cet article en deux parties, nous analysons le troisième robot : Spider. Dans cette première partie, nous nous pencherons sur la mécanique et son assemblage mais, comme nous l’avons déjà fait très en détail pour CarBot et Filippo et qu’en substance la méthode de montage mécanique de Spider est analogue, nous pourrons passer plus vite sur cette phase (les nombreuses photos de la figure 1 vont vous rendre les choses faciles). Dans la prochaine partie, nous étudierons les logiciels permettant à Spider de se déplacer et d’interagir avec son environnement.

Spider
Spider ressemble à une araignée… sauf qu’il a six pattes, ce qui ne se trouve jamais chez un membre de la famille des arachnides (rappelons qu’elle est un arthropode et non un insecte) : bref ce serait plutôt un scarabée ! En tout cas, grâce à ses pattes, il peut se déplacer en avant, en arrière et tourner sur lui-même. Le mouvement en avant est obtenu en abaissant la patte centrale gauche, de façon à lever les deux autres pattes du même côté. Ainsi, le robot s’appuie seulement sur trois pattes (la centrale gauche et les deux droites) : les deux pattes gauches soulevées sont alors portées en avant. Ensuite, la patte centrale gauche est relevée et celle de droite est abaissée.
Ainsi, les pattes relevées sont les deux de droite : ensuite, elles se portent en avant. Si les phases décrites sont exécutées continuellement et cycliquement, il est possible de produire la marche en avant. Si, en revanche, on veut obtenir la marche en arrière, une fois relevées les pattes latérales, il suffit de les porter en arrière au lieu d’en avant.

Le fonctionnement
Tout comme pour les deux autres robots, on utilise pour Spider des servomoteurs : par contre, à la différence de Car-Bot et de Filippo, Spider en a besoin de trois : un pour lever/baisser les pattes centrales et deux pour les mouvements des pattes latérales, respectivement pour celles de droite et de gauche. Le modèle utilisé est toujours le Futuba S3003.
Vous vous souvenez que pour CarBot ces moteurs avaient dû être légèrement modifiés (mécaniquement et électroniquement), de façon à permettre aux axes et aux roues de tourner sur 360°. Eh bien pour Spider, comme pour Filippo, aucune modification de ce type n’est nécessaire : en effet, les moteurs n’ont pas à faire une rotation complète. Les trois moteurs sont alimentés par une tension entre 4,8 et 6 V et le positionnement des axes est commandé par des trains d’impulsions dont la durée implique le sens du mouvement.
Pendant la marche avant, la reconnaissance des obstacles se fait par les “antennes” (gauche et droite) reliées à des micro-interrupteurs, lesquels, bien sûr, sont connectés au microcontrôleur de la carte-mère, ce qui permet au logiciel de gestion de détecter les obstacles situés sur la trajectoire du robot.

L’assemblage
Comme pour les autres robots, la structure mécanique de Spider a été réalisée en plaque de fibre de verre recouverte sur les deux faces d’un film de cuivre, le tout protégé par de la peinture cuite au four. Cette structure est constituée de divers éléments devant être assemblés : ici aussi, après emboîtement, on a le choix entre la fixation par collage (colle au cyanoacrylate) ou par soudure au tinol et, là encore, nous vous conseillons la seconde méthode, plus rapide et plus simple. Utilisez un fer de 40 W au moins à panne large, un tournevis cruciforme N1, une pince universelle, une petite pince droite à bec fin et une recourbée, du tinol 60/40 de bonne qualité et des élastiques de maintien.
Occupons-nous maintenant des jointures du robot, devant permettre une certaine mobilité. Comme pour Filippo, pour relier la structure de base aux parties mobiles, on utilise une vis, deux rondelles (une de chaque côté) et un écrou autobloquant (que les mécaniciens appellent “nylstop”). On trouve de telles jointures entre la structure et les pattes. Pour permettre le mouvement, il est important de serrer ces boulons de jointure à la juste pression, mais pas trop. En effet, les jointures doivent pouvoir bouger librement sans forcer, mais sans qu’il y ait toutefois un jeu excessif. Nous vous conseillons de visser chaque écrou à fond, puis de le dévisser d’environ 1/4 de tour. En outre, toujours à propos des pièces en mouvement, afin de diminuer les frottements, nous vous conseillons de mettre une goutte d’huile fine (dite de machine et en effet on l’utilise pour graisser les machines à coudre) à chaque jointure. Vous pouvez utiliser une petite seringue et, quand la goutte est mise, éliminer l’excédant avec un chiffon ou un papier absorbant.
Dernier point concernant l’assemblage des divers éléments composant la structure de base. Pour cet assemblage, aucune ferrure n’est prévue : il se fait par encastrement des divers tenons dans des fentes puis par soudure dans les angles au tinol en suivant l’ordre des 60 photos de la figure 1. Si l’encastrement vous oppose une certaine résistance, n’hésitez pas à vous aider d’un marteau et d’une cale en bois ou d’un maillet (sans déformer les plaques toutefois par excès de violence !). Nous vous conseillons en outre de ne pas frapper sur un point particulier, mais de répartir l’effort (d’où la cale de bois…) afin que les tenons entrent dans leurs fentes tous ensemble et progressivement. Avant de commencer les soudures, immobilisez bien la structure avec les élastiques, vous ferez ainsi un travail bien plus facile et plus précis.

Figure 1 : Le montage mécanique complet de Spider tout en images.
Le procédé est identique à celui de CarBot et Filippo : encastrements et soudures au tinol.
- De 1 à 20 : De la structure porteuse et des entretoises au porte-batterie et aux moteurs dans la base.
- De 21 à 40 : Du support pour les pattes centrales et du montage des pattes latérales à l’assemblage des tirants des pattes latérales.
- De 40 à 60 : De l’assemblage des pattes centrales et des micro-interrupteurs dans la base aux ultimes finitions et à l’installation de la carte-mère.

































La partie électronique
Quand le robot est assemblé, passons à l’électronique.
Nous vous rappelons qu’elle est commune aux trois robots et qu’elle se compose principalement d’une carte-mère où prend place un microcontrôleur PIC16F876 aux broches de I/O duquel sont reliés les différents dispositifs : les deux servomoteurs, le buzzer, le circuit intégré MAX232 et les deux micro-interrupteurs des “antennes”. Nous vous rappelons en outre que la carte-mère est conçue dotée de deux connecteurs d’extension : le premier, constitué de 20 broches conduisant vers l’extérieur 19 ports de I/O du microcontrôleur plus la masse, le second, en revanche, met à disposition 8 broches (3 masses GND, 3 +5 V et 2 alimentations directes batterie). Ces deux connecteurs ont été positionnés de façon à pouvoir superposer à la carte-mère une platine supplémentaire sur laquelle on peut installer d’autres composants ou circuits (par exemple, des détecteurs supplémentaires, une mini caméra vidéo, des afficheurs LCD, etc.). Pour plus de détails concernant l’extension éventuelle de la carte-mère, nous vous renvoyons au premier article de cette rubrique ROBOTIQUE, dans lequel nous présentions la carte-mère et les schémas électriques.

Le logiciel
Puisque nous en avons terminé avec la présentation mécanique de Spider, considérons un aspect du logiciel de gestion du robot. Comme pour CarBot et Filippo, c’est dans la seconde partie de l’article que nous donnerons la présentation complète du logiciel de Spider. Ici, nous voudrions vous montrer un “listing” écrit en Basic et que vous pouvez utiliser comme base à partir de laquelle écrire vos programmes.
Ce “listing” a simplement trait aux déclarations de certaines définitions de caractère général, du sens des ports de I/O, des liaisons des dispositifs externes aux ports du microcontrôleur, des variables et des constantes. En particulier, il est défini que le “bootloader” est mémorisé dans le microcontrôleur, qu’on utilise une horloge à 20 MHz, que les broches de I/O du port A sont paramétrées comme numériques et que les “pull up” du port B sont paramétrés comme ON. Ensuite, sont définis les différents sens des broches composant les ports A, B et C.
Nous vous rappelons qu’un 0 indique une broche paramétrée comme “OUTPUT”, un 1 comme “INPUT”. Dans la partie commentaire, le poids de chaque bit est en outre montré : le plus significatif indique la broche numéro 7 des ports (par exemple, la broche RB7 et RC7), alors que le moins significatif indique la broche 0 des ports (par exemple, la broche RA0, RB0 et RC0).
Dans l’exemple sont spécifiés comme “INPUT” les ports RA4, RA5 et RC2, alors que tous les autres ports sont paramétrés comme “OUTPUT”. Ensuite, sont exécutées les “liaisons” entre les ports de I/O utilisés et les variables qui les gèrent : par exemple, le port RB2 est relié à la variable Servo1 (indiquant la position du servomoteur 1), le port RB1 à la variable Servo2, le port RA4 à l’antenne_1, le port RA1 au “speaker”, etc. Si vous étendez la carte-mère avec de nouveaux dispositifs externes, vous devez définir au cours de cette phase les liaisons réalisées.
Ensuite, se trouve un espace où déclarer certaines variables ou constantes que vous utiliserez à l’intérieur du programme.
En outre, la syntaxe de la déclaration est montrée, que ce soit pour les variables particulières ou pour les “arrays”. Puis sont mises à zéro toutes les broches des trois ports et on entre alors dans la partie principale du programme.
La déclaration d’éventuelles subroutines est en revanche à faire à la fin du “listing”. Nous vous rappelons que chaque subroutine doit commencer par une étiquette (Sub1 : ou Sub2 : dans nos exemples) et terminer par l’instruction Return, produisant le retour au point d’appel de la subroutine.
Quand la déclaration de toutes les procédures est terminée, l’instruction End est présente et elle indique au compilateur la fin du programme.

Figure 2 : Listing.
‘*********************************************************************************
‘* Nom : Listing des paramétrages de base.                                       *
‘* Process. : PIC16F876                                                          *
‘*********************************************************************************

‘-----[ Définitions ]------------------------------------------------------------
DEFINE LOADER_USED 1            ‘Utilisé pour boot-loader
DEFINE OSC 20                   ‘Paramétrer Clock à 20MHz
ADCON1 = 000111              ‘Port A = Digitale
OPTION_REG.7=0                  ‘Paramétrer à ON les pullups du Port B

‘----[ Vers Port ]----------------------------------------------------------------
‘Syntaxe        >                   0=Output; 1=Input
‘Poids du bit   >                   76543210
TRISA = 110000               ‘Paramétrer broche Port A en Input et/ou Output
TRISB = 000000               ‘Paramétrer broche Port B en Input et/ou Output
TRISC = 000100               ‘Paramétrer broche Port C en Input et/ou Output

‘-----[ Définitions I/O ]--------------------------------------------------------
Servo1     VAR    PORTB.2   >   ‘Port Servo 1
Servo2     VAR    PORTB.1   >   ‘Port Servo 2
Servo3     VAR    PORTB.0   >   ‘Port Servo 3
Antenne_1  VAR    PORTA.4   >   ‘Port Antenne 1
Antenne_2  VAR    PORTA.5   >   ‘Port Antenne 2
Speaker    VAR    PORTA.1   >   ‘Port Speaker
LED_1      VAR    PORTC.3   >   ‘Port LED 1
LED_2      VAR    PORTC.4   >   ‘Port LED 2

IR_1       VAR    PORTC.1   >   ‘Port LED Emetteur Infrarouge 1

IR_2       VAR    PORTC.0   >   ‘Port LED Emetteur Infrarouge 2

IFR_1      VAR    PORTC.5   >   ‘Port Récepteur Infrarouge

‘-----[ Définitions Variables ]--------------------------------------------------
‘Syntaxe   >                     Variables Label VAR Size{.Modifiers}
‘Syntaxe   >                     Arrays Label VAR Size[Number of elements]

‘-----[ Définitions Constantes ]-------------------------------------------------
‘Syntaxe   >                     Label CON Constant expression

‘-----[ Initialisation ]----------------------------------------------------------
PORTA =0                        ‘Mise à zéro des trois
ports de I/O
PORTB =0
PORTC =0

‘-----[ Début programme ]---------------------------------------------------------
Début :
                                ‘Instructions faisant partie de la main program.

‘-----[ Subroutine ]--------------------------------------------------------------
Sub1:
                                ‘Instructions faisant partie de la subroutine Sub1
Return                          ‘Fin de la subroutine Sub1
Sub2:
                                ‘Instructions faisant partie de la subroutine Sub2
Return                          ‘Fin de la subroutine Sub2

End                             ‘Fin du programme

mardi 6 janvier 2015


   
Pour vérifier si la prise de terre d’une installation électrique est dans les normes et surtout si elle est efficace, il faut la mesurer et, pour ce faire, on doit disposer d’un instrument de mesure appelé Mesureur de Terre ou “Ground-Meter”. Etant donné que de tels instruments sont très coûteux et assez difficiles à trouver, nous nous proposons de vous expliquer comment ils fonctionnent et de vous aider à en construire un.


Selon les normes CEI, tous les appareils électriques fonctionnant sur le secteur monophasé 230 V ou triphasé 400 V, doivent être reliés à une prise de terre efficace pour protéger les usagers d’éventuelles décharges électriques.
On ne peut en effet exclure que le vernis isolant recouvrant un fil électrique s’écaille, laissant dénudé le cuivre qui pourrait ainsi entrer en contact avec le métal du boîtier : dans ce cas, si une personne par inadvertance venait à toucher une partie métallique de ce dernier, elle serait sur le champ foudroyée.
Dans l’enceinte de la maison se trouvent beaucoup d’appareils électroménagers potentiellement dangereux et ils le sont d’autant plus qu’ils ont besoin d’eau pour fonctionner (lave-linge ou lave-vaisselle…). Si, en effet, se produisait une fuite d’eau de la cuve, en principe étanche, vers le circuit électrique interne, la tension du secteur 230 V pourrait très bien être présente sur l’enveloppe métallique de la machine. Et l’usager, ne se doutant de rien, en venant simplement récupérer le linge ou la vaisselle, recevrait, au moment du contact de sa main avec la porte, une décharge pouvant être mortelle (rappelons que les accidents domestiques, et celui-ci en est un, sont, et de loin, bien avant les accidents de la route, la première cause de mortalité dans les pays développés).
Potentiellement dangereux, les autres appareils électroménagers dont nous nous servons tous les jours le sont aussi : réfrigérateur, fer à repasser, chauffage électrique, ventilateur, chaîne audio-vidéo, etc. Et les enfants ne sont pas épargnés, hélas ! les statistiques macabres étant là pour nous le rappeler.
Pourtant il y a presque toujours une prise de terre dans une installation domestique, d’ailleurs, pour une maison neuve, EDF n’effectue pas le raccordement au réseau sans un avis d’expert (le consuel) et ce dernier ne donnerait pas le feu vert au fournisseur historique s’il ne constatait pas l’existence de ladite prise de terre (généralement un piquet standard en acier galvanisé planté dans le sol à l’aplomb de la face nord et relié au tableau électrique par un fort câble jaune/vert ou un câble nu en cuivre torsadé). La grosse borne mâle saillant de nos prises de courant lui est reliée par un fil plus petit, jaune/vert toujours (figure 14).
Ce fil de terre (ou prise de terre) a pour rôle de décharger à la masse les pertes électriques (ce sont en fait des charges concentrées là où elles ne devraient pas l’être) pouvant se trouver dans n’importe quel appareil électrique.
Sur les chantiers de construction, la prise de terre est contrôlée avec beaucoup de soin car beaucoup de grosses machines électriques y sont présentes et la chasse aux risques d’accidents de travail y est presque une profession à part entière. (Pas encore, en fait, mais cela viendra : un jour, les Comités d’Hygiène et de Sécurité ne seront plus constitués de bénévoles se réunissant après le travail mais seront l’affaire de professionnels formés pour cela et ne faisant que cela… Des vies humaines seront épargnées et on s’apercevra, ô surprise pour les Cassandre, que cela est rentable !).

Notre montage
Mais revenons à la réalité présente : pour vérifier la qualité et l’état de la prise de terre d’une installation électrique, domestique ou professionnelle, il faut faire des mesures à l’aide d’un instrument dénommé “Mesureur de Terre” ou “Ground-Meter”.
En fait, cet instrument permet de mesurer la résistance ohmique entre le fil de terre présent dans chaque prise de courant (et désormais dans chaque arrivée sur une charge, même les douilles pour ampoules) et la mise à la terre (le piquet de terre planté dans le sol le moins desséché possible près de la maison ou du chantier).
Etant donné qu’un mesureur de prise de terre valable coûte plus de 600 euro, beaucoup de personnes, y compris des professionnels, croyant mesurer une résistance ohmique entre un fil électrique et la terre, exécutent la mesure avec un simple multimètre calé sur l’échelle ohmique.
Tous ceux d’entre vous qui l’ont essayé savent qu’on ne fait ainsi aucune mesure correcte. En effet, un mesureur de prise de terre est un appareil de mesure de la résistance (oui mais) fonctionnant avec une tension alternative d’une fréquence de 600 à 700 Hz, de manière à ne pas être influencé par la fréquence du secteur 50 Hz.

Figure 1 : Notre mesureur de prise de terre dans son boîtier plastique, prêt à fonctionner.

Le schéma électrique
Commençons la description du schéma électrique, figure 2, par l’étage de gauche, constitué par les deux amplificateurs opérationnels IC1-A et IC1-B et les deux transistors TR1 et TR2.
Le premier amplificateur opérationnel IC1-A est utilisé comme générateur d’ondes carrées. Avec les valeurs données à R3 et C1, nous obtenons une fréquence de sortie comprise entre 600 et 700 Hz. Cette fréquence, avant d’entrer sur la broche inverseuse du second amplificateur opérationnel IC1-B, est stabilisée en amplitude par les deux zeners de 3,3 V DZ1 et DZ2, en série et en opposition de polarité.
Ce second amplificateur opérationnel IC1-B constitue, avec TR1 et TR2, un générateur de courant constant, nous servant à appliquer sur la douille de sortie A, un courant de 1 mA ou 10 mA.
Etant donné que le galvanomètre mA connecté en sortie possède une échelle graduée de 0 à 200, nous pouvons considérer ces nombres comme des valeurs ohmiques et donc, lorsque l’inverseur S1 est placé sur x1, nous lirons de 0 à 200 ohms.
Quand, en revanche, S1 est sur x10, l’échelle est multipliée par 10 et nous lisons des valeurs ohmiques de 0 à 2 000 ohms.
Le signal alternatif de 600-700 ohms, présent sur la douille A du générateur de courant, est appliqué sur un piquet métallique de 50 centimètres de longueur (figure 15), à enfoncer ensuite dans le sol à une distance de 10 mètres de la douille B. La douille T (terre) du générateur de courant est reliée à la borne mâle en saillie de nos prises électriques domestiques au moyen d’un morceau de fil.
A la douille B, on applique un second et identique piquet métallique de 50 centimètres de longueur (figure 15), à enfoncer ensuite dans le sol, comme le premier et à une distance de 10 mètres de celui-ci.
Si la prise de terre est efficace, le courant présent dans la douille A se propage dans le sol et arrive, sans rencontrer une importante résistance ohmique, à la prise de terre T, mais ne pourra pas atteindre le piquet métallique relié à la douille B enfoncé à 10 mètres de distance du piquet A.
Si le fil de terre T relié au piquet de terre était oxydé, voire coupé, la propagation du courant dans le sol n’aurait pas lieu. Dans ces conditions, le courant alternatif présent dans la douille A se propagera dans le sol, mais il rencontrera une résistance ohmique élevée dans son parcours vers la prise de terre T et se dirigera vers le piquet relié à la douille B.
Le signal alternatif atteignant le piquet relié à la douille B, est transféré à travers C4 sur la broche non-inverseuse du troisième amplificateur opérationnel IC2-A qui l’amplifie.
Le signal présent sur la broche de sortie de IC2-A, avant d’atteindre le quatrième amplificateur opérationnel IC2-B, passe à travers un filtre notch à 50 Hz, ce qui élimine toute fréquence de 50 Hz pouvant influencer la lecture.
Le signal ainsi filtré atteint la broche inverseuse du cinquième amplificateur opérationnel IC3-A, monté en redresseur idéal pour convertir en une tension continue la tension alternative de 600-700 Hz prélevée sur le piquet relié à la douille B.
A la sortie de IC3-A et plus précisément aux bornes du condensateur électrolytique C13, se trouve une tension continue qu’on applique sur la broche non-inverseuse du sixième amplificateur opérationnel IC3-B servant à piloter le galvanomètre de 200 μA connecté à sa broche de sortie.
Pour alimenter le circuit, nous avons besoin d’une tension double systématique de 9 + 9 V, obtenue avec deux piles 6F22 de 9 V. Le montage ne consommant que 15 mA, l’autonomie est plus que confortable.

Figure 2 : Schéma électrique du mesureur de prise de terre. Pour le réaliser, il faut mettre en oeuvre trois amplificateurs opérationnels NE5532 et deux transistors, un NPN (TR1) et un PNP (TR2).

Figure 3 : Brochages du circuit intégré NE5532 vu de dessus et repère-détrompeur en U vers la gauche, des deux transistors BC547 et BC557 vus de dessous et de la LED vue en contre-plongée.

Figure 4a : Schéma d’implantation des composants du mesureur de prise de terre. Pour obtenir la tension double symétrique nécessaire pour alimenter les 3 amplificateurs opérationnels et les 2 transistors, vous devez utiliser 2 piles 6F22 de 9 V.


Figure 4b : Dessins, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés.

Liste des composants
R1 = 100 kΩ
R2 = 100 kΩ
R3 = 18 kΩ
R4 = 1 kΩ
R5 = 100 kΩ 1%
R6 = 100 kΩ 1%
R7 = 100 kΩ 1%
R8 = 100 kΩ 1%
R9 = 330 ohm
R10 = 100 Ω trimmer
R11 = 3,3 kΩ
R12 = 1 kΩ trimmer
R13 = 1 MΩ 1%
R14 = 1 MΩ 1%
R15 = 1 MΩ
R16 = 680 kΩ
R17 = 680 kΩ
R18 = 680 kΩ
R19 = 680 kΩ
R20 = 1 MΩ 1%
R21 = 1 MΩ 1%
R22 = 1 MΩ 1%
R23 = 6,8 kΩ
R24 = 10 kΩ
R25 = 22 kΩ
R26 = 10 kΩ
R27 = 8,2 kΩ
R28 = 1,2 kΩ
R29 = 1,2 kΩ
C1 = 47 nF polyester
C2 = 100 nF polyester
C3 = 100 nF polyester
C4 = 47 nF polyester
C5 = 1 nF polyester
C6 = 4,7 nF polyester
C7 = 4,7 nF polyester
C8 = 4,7 nF polyester
C9 = 4,7 nF polyester
C10 = 100 nF polyester
C11 = 100 nF polyester
C12 = 1 μF polyester
C13 = 10 μF électrolytique
C14 = 100 nF polyester
C15 = 100 nF polyester
C16 = 100 nF polyester
C17 = 47 μF électrolytique
C18 = 47 μF électrolytique
DS1 = Diode 1N4148
DS2 = Diode 1N4148
DS3 = Diode 1N4148
DS4 = Diode 1N4148
DS5 = Diode 1N4148
DS6 = Diode 1N4148
DZ1 = Zener 3,3 V 1/2 W
DZ2 = Zener 3,3 V 1/2 W
DL1 = LED
TR1 = NPN BC547
TR2 = PNP BC557
IC1 = Intégré NE5532
IC2 = Intégré NE5532
IC3 = Intégré NE5532
S1 = Inverseur
S2A-B = Double inverseur
mA = Galva. 200 μA


Figure 5 : Photo d’un des prototypes de la platine du mesureur de prise de terre. Il s’agit de l’un des 10 exemplaires que nous avons utilisés pour les essais.
Le modèle professionnel de circuit imprimé double face à trous métallisés est dûment sérigraphié et protégé par vernis. Notez la présence des picots auxquels il faudra souder les fils du galvanomètre mA, des prises de piles 6F22 de 9 V et des 3 douilles T, B et A.


La réalisation pratique
Vous n’aurez vraiment aucune difficulté pour mener à bien ce montage si vous utilisez les figures 4a à 10 : ces dessins et photos détaillent en effet les phases de réalisation pas à pas. Une fois en possession du circuit imprimé double face (figures 4b et 4c disponible sur l’internet), commencez par monter les trois supports des circuits intégrés IC1, IC2 et IC3.
N’oubliez aucune des broches lors des soudures.
Insérez et soudez ensuite les diodes DS et les zeners DZ sans les confondre (elles ont en commun un boîtier en verre) : DS1, DS2, etc., comportent une inscription de type 1N4148 ou 1N4150 et une bague noire en indique la polarité ; DZ1, DZ2, etc., comportent un nombre, en l’occurrence 3,3, indiquant leur valeur de tension en volts et, là aussi, une bague noire indique leur polarité. Orientez donc bien ces diodes comme le montre la figure 4a.
Après les diodes, poursuivez avec les résistances : insérez-les toutes, non sans avoir lu attentivement leur valeur ohmique grâce au code des couleurs et soudez-les. Insérez et soudez, sur la droite du circuit imprimé, les deux potentiomètres R10 (marqué 101 : 100 ohms) et R12 (marqué 1K : 1 kilohm).
Insérez et soudez ensuite, sur la face opposée du circuit imprimé, les broches des deux inverseurs S1 et S2 (figures 6 et 7) : leurs écrous serviront à solidariser la platine et le verso de la face avant du boîtier (figure 8).
Insérez et soudez maintenant les condensateurs polyesters puis les électrolytiques, en respectant bien la polarité de ces derniers : c’est facile, non seulement le “–” est inscrit le long d’une génératrice du boîtier cylindrique, mais de plus (si j’ose dire !) le “+” est la patte la plus longue (détail mnémotechnique que le condensateur électrolytique partage avec la LED).
Insérez à présent le transistor NPN marqué C547 sur l’emplacement du circuit imprimé sérigraphié TR1, méplat tourné vers le bas. Faites de même avec le C557 sur TR2, méplat vers le bas. Soudez-les sans raccourcir leurs pattes. Vous pouvez alors insérer les trois circuits intégrés NE5532 dans leurs supports en orientant leurs repère-détrompeurs en U comme le montre la figure 4a.
Dans les trous destinés aux prises des piles 6F22 de 9 V, aux douilles T, B, A et au galvanomètre mA, enfoncez et soudez des picots. Quand vous souderez les fils des piles et du galvanomètre, veillez à bien respecter les polarités.

Le montage dans le boîtier
Ce sont les figures 8, 9 et 10 qui vous y aideront. Avant de monter la platine à l’intérieur du boîtier plastique, prenez la face avant en aluminium, percée et sérigraphiée et fixez dessus, dans la partie basse, les trois douilles T, B et A. La douille rouge est à placer en A, la noire en T et la bleue ou jaune en B.

Important : Pour fixer ces douilles, vous devez enfiler par-derrière les rondelles isolantes plastiques puis visser les écrous plats et les cosses (figure 9).

Fixez ensuite en face avant le galvanomètre mA (qui est en fait un micro-ampèremètre de 200 μA fond d’échelle) à l’aide de deux écrous à visser sur les deux axes derrière le panneau (figure 10).
Insérez alors côté cuivre du circuit imprimé, entre les deux inverseurs, la LED rouge, en respectant bien la polarité (la patte la plus longue est l’anode A), mais sans souder, pour le moment, ses pattes (car il va falloir ajuster l’affleurement de ce composant en face avant).
Enfilez dans les trois trous supérieurs de la face avant les tubes filetés des deux inverseurs et, entre les deux, le corps de la LED (réglez l’affleurement de celle-ci sur la face extérieure) et vissez les deux écrous des inverseurs (figure 8). Soudez alors les pattes de la LED. Ce sont ces deux écrous qui maintiendront la platine en place.
Avec de courts morceaux de fil de cuivre isolé, câblez (sur leurs trois cosses) les trois douilles sans les intervertir puis, avec une torsade ou une nappe à deux fils, câblez le galvanomètre en respectant la polarité de ses cosses.
La face avant, dotée de la totalité du montage, est à fixer au reste du boîtier plastique à l’aide de quatre petits boulons.
Les deux prises des piles 6F22 de 9 V passent à travers la petite fente du couvercle du boîtier.

Figure 6 : Sur la face opposée du circuit imprimé, vous devez insérer dans la position indiquée ici les deux inverseurs à leviers S1 et S2, ainsi que la LED DL1 en respectant bien la polarité A et K de ses pattes (la patte la plus longue est l’anode A).

Figure 7 : Photo de la platine vue du côté où il faut insérer les deux inverseurs et la LED.

Figure 8 : Après avoir fixé en face avant du boîtier plastique les 3 douilles T, B et A, vous pouvez immobiliser la platine à l’aide des deux écrous des inverseurs.

Figure 9 : Pour fixer les 3 douilles T, B et A en face avant, vous devez enfiler par-derrière les rondelles isolantes plastiques puis visser les écrous plats et les cosses.

Figure 10 : Comme le montre cette photo, le galvanomètre est fixé en face avant à l’aide de ses deux axes filetés et de deux écrous vissés par-derrière. Deux morceaux de fil de cuivre isolé (tresse ou nappe) permettent de relier les cosses du galvanomètre aux picots de la platine (respectez la polarité +/–).

Le réglage
Il va consister, bien sûr, à retoucher la position des curseurs de R10 et R12 (figures 11 et 12).
Court-circuitez avec du fil de cuivre dénudé les deux douilles A et B et, entre celles-ci et la douille T, connectez en série deux résistances de 100 ohms (ce qui fait 200 ohms) : figure 11. Placez le levier de S1 en position x1, alimentez l’appareil avec S2 puis, avec un petit tournevis, réglez R10 pour une déviation de l’aiguille du galvanomètre en fond d’échelle. Coupez l’alimentation avec S2.
Remplacez les deux résistances de 100 ohms par des 1 kilohm (ce qui fait 2 kilohms). Placez le levier de S1 en position x10, réalimentez l’appareil avec S2 puis, avec le tournevis, réglez R12 pour une déviation de l’aiguille du galvanomètre en fond d’échelle (figure 12). Coupez l’alimentation avec S2, retirez le court-circuit et les deux résistances en série : votre Mesureur de terre est réglé et il est maintenant prêt à l’emploi.

Figure 11 : Pour régler le trimmer R10, vous devez d’abord court-circuiter les douilles A et B puis relier entre les douilles B et T deux résistances de 100 ohms en série. Après avoir placé le levier de l’inverseur S1 en position x1, vous pouvez régler R10 jusqu’à la déviation maximale de l’aiguille du galvanomètre (fond d’échelle).

Figure 12 : Pour régler le trimmer R12, vous devez court-circuiter les douilles A et B puis relier entre les douilles B et T deux résistances de 1 000 ohms en série. Après avoir placé le levier de l’inverseur S1 en position x10, vous pouvez régler R12 jusqu’à la déviation maximale de l’aiguille du galvanomètre (fond d’échelle).

Les piquets à enfoncer dans le sol
Voyez les figures 13, 14 et 15. Vous devez acheter deux piquets métalliques (galvanisés, chromés ou en inox) comme ceux de la figure 13. Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez prendre des piquets torsadés en tire-bouchon, utilisés pour attacher les chiens à la plage ou une tente ou un parasol en camping (on s’en sert également pour immobiliser au sol les planeurs, les avions ou les chars à voile, etc.) : vous les trouverez en grandes surfaces au rayon “Plein air” ou “Camping”. Le tire-bouchon n’a d’intérêt que dans la pénétration du sol et l’extraction facile du piquet : au besoin, on pourra prendre aussi des piquets de terre pour installation définitive (chez les marchands de matériaux de maçonnerie au rayon “Electricité”).
A chaque piquet, connectez un fil électrique de 10 mètres de long environ, au besoin à l’aide d’une pince crocodile costaude, comme celles utilisées pour les chargeurs de batterie ou les câbles de démarrage de secours (figure 15).
L’autre extrémité du fil est à relier, à l’aide d’une fiche banane, aux douilles A, B de la face avant (figure 14).
La troisième douille étant la T, voici quelles sont les attributions des trois :
Douille A : cette douille rouge sert à prélever le signal de 600, 700 Hz appliqué au moyen d’un fil de 10 mètres à l’un des deux piquets métalliques.
Douille B : cette douille bleue ou jaune va, au moyen d’un fil de 10 mètres, à l’autre piquet enfoncé dans le sol et sert à prélever le signal de 600, 700 Hz provenant, à travers le sol, de la douille et du piquet A.
Douille T : cette douille noire est reliée par un fil souple à la borne mâle en saillie d’une prise de courant de l’installation électrique à tester. La borne mâle en saillie de la prise de courant est, bien sûr, normalement connectée au piquet de terre de l’installation électrique.

Figure 13 : Pour contrôler une prise de terre, il faut deux piquets en acier de 50 centimètres de long, à enfoncer dans le sol dont on veut mesurer la qualité de prise de terre.

Figure 14 : Les deux piquets étant enfoncés dans le sol, à une distance de 10 mètres environ l’un de l’autre, reliez-les électriquement aux douilles A et B à l’aide de deux longs fils de cuivre. La douille T est à relier à la terre de la prise de courant (fil jaune/vert ou borne mâle en saillie) la plus proche.

Figure 15 : Pour relier électriquement les douilles A et B aux piquets enfoncés dans le sol, vous pouvez appliquer sur leurs extrémités de robustes pinces crocodiles (type chargeur de batterie ou câbles de démarrage).

Le fil de cuivre à relier aux douilles
Pour relier les douilles A et B aux deux piquets métalliques enfoncés dans le sol, vous pouvez utiliser deux longueurs de fil souple (multibrin) isolé d’un diamètre de 1,5 ou 2 millimètres carrés. A l’une des extrémités, reliez la pince crocodile (ou le collier de serrage, etc.) et à l’autre la fiche banane adaptée à la douille A ou B.
Pour relier la douille T à la borne mâle en saillie de la prise de courant, vous pouvez de nouveau utiliser une longueur de fil de cuivre souple isolé du même diamètre. A une extrémité, reliez aussi une fiche banane (elle ira à la douille) et à l’autre une pince crocodile plus petite (à relier à la borne de terre de la prise de courant). A la place de cette pince crocodile, on peut monter sur cette extrémité une fiche secteur tripôlaire dont on n’utilisera que la borne femelle (de terre), mais pour éviter tout accident, il vaudrait mieux ôter les deux bornes mâles (de phase et de neutre), en les dévissant, en les arrachant ou en les coupant à ras, selon le matériau isolant et le modèle utilisé.
La distance entre piquets de 10 mètres n’est pas critique et 5 à 10 mètres suffiront au besoin. D’autre part, le piquet de terre de l’installation électrique, avec son étiquette d’identification, n’est pas toujours facile à trouver près de la maison. Dans le cas où vous ne le trouveriez pas, vous pouvez tout de même contrôler la résistance de terre en procédant comme suit :
- Enfoncez en un quelconque lieu du sol le piquet (à relier à la douille) B et, à une distance de 10 mètres, enfoncez le piquet A.
- La douille T sera alors reliée normalement à la borne de terre d’une prise électrique du secteur 230 V.
- Pour mesurer la résistance de terre, mettez S1 sur x1 et, si tout est correct, vous devriez lire sur le galvanomètre une résistance de moins de 200 ohms.
Note : Même si sur le cadran du galvanomètre l’indication Ohms ne figure pas, considérez tout de même que l’aiguille indique des valeurs ohmiques.
Meilleure sera la prise de terre de l’installation, plus petite sera la valeur ohmique indiquée par l’aiguille. La portée x10 permet de mesurer une valeur ohmique entre 0 et 2 kilohms et ne servira qu’à contrôler des prises de terre défectueuses.

Figure 16 : La face avant est fixée sur son boîtier plastique à l’aide de 4 petits boulons. Dans le couvercle du
   

03/05/2013

Un variateur de vitesse pour moteur à CC

Figure 1 : Schéma électrique du variateur de vitesse pour moteur à courant continu.

Grâce au petit montage proposé, la régulation de la vitesse d’un moteur à courant continu devient une chose simple.
Le circuit IC1, un classique NE555 est monté en configuration astable, avec un rapport cyclique variable.
Sa sortie patte 3 pilote un transistor de puissance NPN, un TIP33, permettant d’alimenter le moteur.
Avec une tension d’alimentation de 24 volts, nous pourrons faire varier la tension alimentant le moteur, d’un minimum de 6 volts à un maximum de 22 volts.
En fait, la tension aux bornes du moteur sera toujours d’environ 22 volts, mais étant donné que celle-ci n’est appliquée au moteur que durant certaines périodes dépendant du rapport cyclique de l’astable, la vitesse sera ainsi modifiée, mais le couple du moteur sera conservé au mieux.
La rotation du potentiomètre R2 permet d’obtenir la vitesse souhaitée.
Dans ce montage, le condensateur C1 détermine également le rapport cyclique et donc la tension de sortie.
Suivant le moteur utilisé, et afin d’optimiser son fonctionnement, nous vous conseillons d’essayer pour C1, différentes valeurs en partant de 470 nF à 1 μF ou à 4,7 μF.
Suivant la puissance du moteur utilisé, il est conseillé de visser le transistor TR1 sur un dissipateur de chaleur.

Liste des composants
R1 = 2,2 kΩ
R2 = 47 kΩ pot.
R3 = 2,2 kΩ
R4 = 270 Ω
R5 = 220 Ω
R6 = 1 kΩ
C1 = de 0,47 à 4,7 μF
C2 = 10 μF 35 V électr.
C3 = 100 nF polyester
C4 = 100 nF polyester
DS1 = 1N4004
DS2 = 1N4004
DS3 = 1N4004
DZ1 = Zener 12 V 1/2 W
IC1 = Intégré NE555
TR1 = NPN TIP33

Sauf spécification contraire, les résistances sont des 1/4 W à 5 %.

Figure 1 : Schéma électrique de la sirène d’alarme.

Les petits larcins sont tout aussi ennuyeux qu’un cambriolage plus conséquent, pour protéger un box de garage, nul besoin d’une centrale d’alarme sophistiquée, un simple avertisseur peut suffire, son but étant d’inquiéter le voleur potentiel et d’aviser l’environnement qu’un intrus est présent.
Pour cette fonction, nous vous proposons une sirène modulée, suffisamment puissante pour dissuader celui qui convoite vos biens.
Si vous habitez au-dessus ou à côté de votre garage, il suffit d’installer cette sirène dans votre appartement et de placer le ou les détecteurs de contact sur les issues présentes dans le garage.
Si vous résidez en immeuble, vous placerez la sirène directement dans le box. Le raffut qu’elle produit dans un parking sous-terrain est largement dissuasif !
Si plusieurs détecteurs d’ouverture doivent êtres installés, il faut les placer en parallèle.
Tant que le contact P1 n’est pas fermé, aucune tension ne parvient sur R1, par contre, la fermeture de P1, permet au 12 volts d’atteindre la résistance R1 (voir figure 1).
Le premier oscillateur est composé des deux portes NAND IC1-C et IC1-D générant une fréquence de 10 Hz. Ce signale module à son tour le second oscillateur composé des deux portes NAND IC1-A et IC1-B générant une fréquence de 850 Hz.
La note acoustique modulée qui sort de la patte 4 d’IC1-B pilote la porte (gate) du MOSFET de puissance référencé MFT1.
Pour ce transistor, nous avons utilisé un MOSFET P321 mais on peut également utiliser un équivalent comme le MTP3055 (voir figure 2).
Pour faire varier la fréquence de la sirène, il faut modifier la valeur de la résistance R2 en plus ou en moins.

Liste des composants
R1 = 4,7 kΩ
R2 = 56 kΩ
R3 = 4,7 MΩ
R4 = 100 Ω
C1 = 470 μF électr olytique
C2 = 100 nF polyester
C3 = 10 nF polyester
C4 = 100 nF polyester
MFT1 = MOSFET P321
IC1 = CMOS 4011
HP = Haut-parleur 8 Ω 10 W
P1 = Poussoir



Figure 2 : Brochage du circuit intégré CD4011 vu de dessus, avec son repère de positionnement orienté vers la

samedi 6 décembre 2014


e montage présente un kit programmateur de PIC USB avec tutoriel de fabrication et mise en œuvre. La gestion du programmateur de PIC USB est confiée à un microcontrôleur de dernière génération PIC18F2550-I/SP déjà programmé. Ce dernier sert d'interface entre votre PC et les différents microcontrôleurs que vous souhaitez programmer.



Le cordon USB :

Le programmateur de PIC est relié à votre PC au moyen d'un cordon USB dont les extrémités comportent les connecteurs mâles suivants :

Le cordon USB A/B du programmateur de pic

Les échanges de données entre le PC et le programmateur s'effectuent uniquement en mode Full-Speed (12 Mbits/s). Ainsi, vous pouvez opter indifféremment pour un cordon USB à la norme USB1.1 (Full Speed - 12 Mbits/s) ou bien USB2.0 (High Speed - 480 Mbits/s). Conseil : Evitez de connecter votre programmateur de PIC USB sur un HUB. Utilisez de préférence une prise USB de libre en façade ou à l'arrière de votre PC de bureau ou PC portable.

Le logiciel pilotant le programmateur de PIC :

C'est le logiciel WinPic800 V3.55G qui prend en charge ce programmateur USB. Vous le trouverez en libre téléchargement à la page [Téléchargement] le programme du PIC18F2550 ce trouve dans WinPic800-3.55G/PIC18F2550 HEX.

Logiciel WinPic800 V3.55G du programmateur

Le logiciel WinPIC 800 V3.55G permet une gestion efficace et rapide du programmateur USB :

  • WinPic 800 V3.55G est compatible avec XP (incompatible avec Vista),
  • WinPic 800 V3.55G détecte automatiquement le PIC placé sur les supports du programmateur,
  • WinPic 800 V3.55G ne nécessite aucun réglage.

Aspect du programmateur USB

Aspect du programmateur pic usb

Nomenclature du programmateur USB pour PIC et EEPROM :

--Résistances 1/4 W - 5% : (il n'y a pas de R7).

  • 100 : R5, R6
  • 1k : R8, R9
  • 2,2k : R2
  • 4,7k : R3, R4
  • 10k: R1

--Condensateurs chimiques :

  • 1µF/16V : C8, C7
  • 10µF/ 16V : C9
  • 47µF/16V : C3
  • 220µF/16V : C1

--Condensateurs plastiques LCC :

  • 100 nF : C2, C4

--Condensateur céramique :

  • 15pF : C5, C6

--Diodes :

  • 1N4148 : D1, D2, D3, D4
  • Leds électroluminescences 3 mm de diamètre : D5 (verte) et D7 (orange).

--Quartz :

  • X1 : 12MHz

--Inductance :

  • L1 : self de choc VK200

--Transistors :

  • BC547B : Q1, Q2

--Circuits intégrés :

  • PIC18F2550-I/SP : U1 + support tulipe 28 broches (déjà programmé).

--Divers :

  • K1 : embase femelle USB-B.
  • Les supports tulipes : 2 x 8 broches DIL, 1x 18 broches DIL, 1x 28 broches DIL, 1x 40 boches DIL, 1 x 44 broches PLCC.
  • J3 : 5 picots tulipes sécables pour le connecteur optionnel.
  • Circuit imprimé simple face 98 x 75.

Positionnement de la self de choc VK200 :

Positionnement de la self de choc VK200 sur le programmateur pic usb

Reliez le boitier du quartz X1 à la masse comme ci-dessous.

Reliez le boitier du quartz X1 à la masse comme ci-dessous

Implantation et circuit imprimé du programmateur USB :

Implantation et circuit imprimé du programmateur USB

 

typon - circuit imprimé du programmateur USB